Lauréat 2018 de la Fondation La Ferthé, Yancouba Badji est né à Goudomp en Casamance, au sud du Sénégal, il y a 40 ans. Enfant, il se passionne pour la peinture même si sa grand-mère lui interdit au nom de la religion. A la mort de son père, il a 17 ans, il quitte le Sénégal pour vivre en Gambie où il se forme au métier de frigoriste. Menacé par la dictature de Yaya Jammeh, il quitte la Gambie en 2016. Commence alors une « aventure » d’un an et demi : rackets, tortures, esclavage sont son lot quotidien. Dans le Sahara, il s’en sort en buvant son urine et en proposant d’être vendu à son arrivée en Libye où il vivra neuf mois d’enfer, de prisons en camps de détention.

Il aura finalement tenté quatre fois la traversée de la Méditerranée. Le 27 mai 2017, lui et ses compagnons sont interceptés par la marine nationale tunisienne dans les eaux internationales. C’est dans le sud de la Tunisie qu’il rencontre Sophie Bachelier et Valérie Malek, les réalisatrices du film Tilo Koto dont il deviendra le principal protagoniste et qui recevra plusieurs prix. Il habite aujourd’hui entre le Sénégal et la France et expose dans de nombreux centre d’art contemporain.

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