Sophie Bachelier s’intéresse aux destins singuliers bouleversés par l’histoire collective. Les films qu’elle fabrique génèrent de l’évènement et du possible avec celles et ceux qu’elle filme, puis avec les spectateurs. C’est un cinéma qui s’écrit en expérimentant. Tilo Koto – dernier film d’une trilogie sur l’émigration -, n’aurait jamais existé sans des expériences préalables vécues sur trois territoires différents : l’Afrique, l’ethnologie et l’image. Chacun des films de la trilogie dit l’émigration d’un point de vue particulier : du point de vue de celles qui restent au pays, Mbëkk mi, 2012, de ceux qui sont bloqués en chemin, Choucha, 2016, et de ceux qui rentrent au pays, Tilo Koto, 2019.

Ses films

Mbëkk mi, le souffle de l’océan
réalisation Sophie Bachelier, 2013
mention spéciale du jury Anna Politkovskaïa, festival Film Femmes, Créteil

Choucha, une insondable indifférence
réalisation Sophie Bachelier et Djibril Diallo , 2016
prix du meilleur moyen-métrage au festival Vues d’Afrique, Montréal

Tilo Koto, 2019
réalisation Sophie Bachelier et Valérie Malek avec Yancouba Badji
mention spéciale, festival de Louxor, Egypte, avril, 2021
grand prix du jury, festival Curieux Voyageurs de Saint-Etienne, 2021
prix du public, festival International Interférences de Lyon, 2020

Voir aussi : Yancouba Badji