Depuis une vingtaine d’années, mon bic, mes fusains, mes encres et ma boîte d’aquarelle m’ont accompagnée à travers le Tanezrouf oriental, l’Afrique de l’Ouest, en Guyane dans un village d’orpailleurs clandestins, dans les rues de la Havane, de Pékin et de Fez, dans les campagnes du Laos et de Dominique, en remontant le Nil en dahabie…

A Vintimille aussi, où j’ai été à la rencontre des réfugiés avec le journaliste Jean Cyril Salemi, ou encore dans le Puy-de-Dôme où j’ai suivi Marie d’Hombre dans son étude sur les gens du voyage.
Le voyage est partout, l’ailleurs est parfois en bas de chez soi. C’est pourquoi je dessine aussi ma ville, ses quartiers, ses habitants, ses bidonvilles…

Je dessine festivals et concerts, spectacles et scènes de vie. Je me nourris de ses rues et des gens qui y travaillent – ou pas, manifestent leur joie, leur colère… vivent, quoi ! Le dessin est un passeport tout terrain qui ouvre les portes et les cœurs et donnent aux gens que l’on dessine la sensation d’être beaux.

Je dessine pour témoigner, montrer les réalités avec ma tête, mon œil, mon cœur, et ma main pour paraphraser Cartier Bresson.

Portfolio de l'artiste