Jean Louis Drye a toujours dessiné et peint… et voyagé.  Et cela dure depuis une bonne soixantaine d’années. Il avait des facilités, du talent surement. Ses jobs, qui n’avaient rien à voir avec la peinture l’ont amené à voir des lieux et des gens différents de son cadre professionnel. Il a alors commencé à peindre de manière plus assidue, presque compulsive, en tâtonnant autour des différentes techniques, et selon le lieu et le rare temps disponible: un carnet et une boite d’aquarelle étaient toujours dans son sac.

Les retours en France lui faisaient fortement ressentir d’autres impressions. Les lumières de Bretagne, le poids de la chaleur du Midi, toutes ces sources ont imprimé leurs forces.

Sensible aux variations, aux différences, il fallait qu’il reparte pour voir d’autres choses, regarder et sentir. C’est comme cela qu’ont recommencé, après toutes ces années d’Orient, d’autres départs vers d’autres infinis: la mer, le Sahara. Puis c’est en rentrant à l’atelier, avec dans ses sacs des photos et des croquis, qu’il expirait le souffle emmagasiné sur place.

En suivant le lit du temps qui passe, le visage des femmes et des hommes rencontrés lui ont fait percevoir un bout de la vérité, celle de la vanité des choses et des existences. Mais aussi la richesse de l’instant et celle des êtres rencontrés et l’envie immense et constante de chercher à voir ce qu’il y a derrière l’horizon, celui de la mer, celui du sable, celui des hommes. Tant qu’il marche, Jean Louis  ne tombe pas.  

Portfolio de l'artiste