André Brugiroux a vécu une expérience qui est peut-être le rêve secret de chacun de nous : faire le tour du monde, ou plutôt celui des hommes. En fait, il a passé sa vie sur la route. Il a carrément pris une vie sabbatique ! Cela lui a pris plus d’un demi-siècle de bourlingue (de 1955 à 2007) pour réaliser son rêve de visiter tous les pays et territoires du globe, c’est-à-dire les 250 entités que l’on peut dénombrer à l’heure actuelle. Et cela, seul, sans sponsor et sans jamais dormir à l’hôtel !

Son premier voyage a duré 18 ans sans rentrer à la maison. Parti en 1955 au sortir de l’Ecole hôtelière de Paris, à l’âge de 17 ans avec 10 francs en poche, il a d’abord passé les 7 premières années à apprendre des langues européennes. Entre l’Espagne et l’Allemagne, pour éviter la guerre d’Algérie, il a réussi à passer deux ans au Congo, service militaire oblige. Il a ensuite parcouru, après avoir constitué un pécule au Canada pendant trois ans comme traducteur, 400.000 km autour du monde en stop à travers 135 pays, de 1967 à 1973, en ne dépensant qu’un dollar par jour.

Cette aventure rocambolesque a été pour lui la meilleure des universités. Il a rapporté de cette rude quête sur toutes les routes de la terre et chez les hommes du monde entier une vision du monde porteuse d’espoir.

Après cette épopée, une fois sa santé récupérée, il a continué à parcourir inlassablement le monde en partant de France chaque année six, sept, huit mois pendant 30 ans pour finir de réaliser son rêve et aussi partager sa vision de fraternité.

Aujourd’hui André Brugiroux, toujours aussi insatiable,  peaufine en allant découvrir des choses qu’il a manqué jadis par manque d’information