Laura Dilé

Laura Dilé est une illustratrice, graphiste free-lance et une sacrée globe trotteuse : Corée du Sud, Chine, Japon… Laura est toujours prête à partir à l’aventure avec son sac à dos et ses carnets vierges pour dessiner les gens, la vie quotidienne et découvrir une culture différente.

Que viens-tu présenter au festival ?

Mon ouvrage « Matin calme » (éd. Akinéomé) sorti en mai 2021 qui parle de mon voyage en Corée du Sud, mon premier voyage de plus d’un an entre le Japon, la Chine et la Corée.

Avec mon ami on était à Niort, on n’aimait pas trop la ville et on voulait voire une culture complétement différente. On connaissait déjà le Canada. Nous avons donc cherché une destination où l’on pouvait rester longtemps. On a regardé quel PVT était disponible, le Japon était très convoité, tandis que la Corée du Sud moins, cette aventure nous plaisait. On ne s’est pas trop renseigné sur le pays en amont du voyage pour ne pas avoir de surprise. On est alors parti un an en sac à dos et avec des carnets de voyage vierge.

Qu’est-ce qui t’a interpellée sur place ?

A l’arrivée tout nous a surpris. On n’avait pas retiré d’argent coréen, on ne parlait pas la langue, on ne savait pas quoi acheter. Les premiers jours étaient compliqués.

On a trouvé un couchsurfing au début, un Coréen avec qui nous habitions nous a aidé pour nos courses voyant qu’on achetait n’importe quoi.

Quelles rencontres ont été marquantes ?

Le couchsurfeur coréen est devenu un très bon ami qu’on est venu voir plusieurs fois.

On a trouvé des cours de langue dans le quartier ce qui m’a permis de rencontrer une Chinoise qui vit en Corée, ça a été une rencontre marquante, on l’a revue plusieurs fois pendant le séjour. Elle est aussi dessinatrice. Lors du deuxième voyage, elle nous a permis de venir dans sa famille, en Chine.

Pourquoi avoir décidé de partir au Japon ?

Le wwoofing nous a plu en Corée, on a alors décidé de partir au Japon et en Chine. Comme n’avait plus de visa longue durée on a fait deux sessions de 3 mois au Japon et 1 mois en Chine. Au total on aura été 6 mois au Japon et 1 mois en Chine.

Que raconte « Un hiver au Japon, de Kyushu à Shikoku » (auto-édition) ?

Dans cet ouvrage on a vécu avec les gens et on a découvert plusieurs types d’agricultures. On a planté le riz à la main, travaillé au sud du Japon pendant l’hiver au Harappa café, un restaurant communautaire où des gens de culture différentes cuisinaient un buffet tous les jours, les clients, en fonction de leur moyen, payaient ce qu’ils voulaient.

On a aussi travaillé dans une ferme de thé en Chine. On s’est intéressé à des types d’agriculture différentes. Parfois on était 2 wwoofers, parfois 10.

As-tu des projets ?

Notre exposition sur le Japon, la Chine, la Corée devait se dérouler pendant le confinement, on attend donc que cette exposition puisse avoir lieu depuis 2 ans, elle se déroulera finalement au printemps 2022, à l’île de Versailles à Nantes.

Puis soit on part de Nantes, soit on achète une maison, soit on part à pied de l’ouest depuis les Alpes. On a fait ça cet été, 3 semaines de marche et un bivouac dans le Jura, on voudrait continuer à faire cela en France. On ne sait pas trop encore si on fera du wwoofing, on aura le temps d’y penser en marchant. Le futur carnet sera probablement sur les Français.

Quel est ton coup de cœur du festival ?

Fachri Maulana, c’était mon voisin d’hôtel, on a discuté hier au dîner ensemble, il est Indonésien. L’ouvrage qu’il présente au festival est sur Lyon, c’est intéressant d’avoir le regard d’un expatrié sur cette ville.

Quel est le livre que tu nous recommandes de lire ?

Route de soi(e) de Ipak yoli (éditions l’œuf), on était voisin à un salon de BD. Ses microéditions m’ont beaucoup inspirée.

Quel est le grand voyageur qui t’inspire ?

Mike Horn depuis les randonnées que j’ai faites cet été.

Quel est le rêve qu’il te reste à accomplir ?

J’ai cette soif d’apprendre l’artisanat, les langues, à bricoler, savoir faire une maison en terre, continuer à apprendre l’autonomie et un jour j’aimerai partager ce savoir. Je suis frustrée de ne savoir que dessiner.

Je te donne un billet sans retour où vas-tu ?

Je retourne en Asie et je rentre à pied.