Caroline Cazor

Caroline Cazor a découvert l’association Il Faut Aller Voir en plein confinement durant notre initiative en ligne #confinementcréatif. Quelques mois plus tard, l’artiste postule pour exposer au 21ème Rendez-vous du Carnet de Voyage et la voici au cœur du festival pour présenter « 7 mois autour du monde avant ma vie de maman ».

Que viens-tu présenter au festival ?

Je présente mon tour du monde fait en 2015/2016 avec mon mari et j’ai voulu parler de la suite de ce carnet de voyage, cette fois-ci sur la maternité. Personne n’a jamais traité de ce sujet alors que c’est notre premier voyage quand on vient au monde.

Je me suis sédentarisée en étant maman et mon voyage c’est mes enfants maintenant. C’est un voyage intérieur.

Qu’est-ce qui t’a interpellée durant ce voyage ?

Mon accouchement à la maison car je me suis sentie primitive et je me suis dit que depuis la nuit des temps la femme accouche. J’étais unie aux femmes du monde entier. C’est un voyage qu’on a toutes fait. Mon tour du monde m’a nourrie, inspirée.

As-tu des projets ?

Mettre au propre mon nouveau carnet de voyage sur les femmes et les mamans du monde entier. J’ai fait une super rencontre avec les éditions Akinomé durant le Marché du carnet de voyage au festival, à voir si cela aboutira. Sinon, je le publierai en auto-édition, c’est sujet qui me tient à cœur et qui n’a pas été publié jusqu’à maintenant. Très peu d’artistes ont parlé de la maternité. J’ai eu plein de retour de femmes qui m’ont dit que c’est un super sujet.

Quel est ton coup de cœur du festival ?

Rosemary Taleb-Rivière qui est partie en Chine.

Quel est le livre que tu nous recommandes de lire ?

Une BD de Lucile Gomez : La naissance en BD, découvrez vos supers pouvoirs, qui parle de l’accouchement physiologique (Mamaéditions).

Quel est le grand voyageur qui t’inspire ?

On me dit souvent que mon travail ressemble à Corto Maltese car j’aime finir mes portraits au stylo noir.

Quel est le rêve qu’il te reste à accomplir ?

De faire plein de livres.

Je te donne un billet sans retour où vas-tu ?

Je reste chez moi parce que j’ai rénové la ferme familiale dans laquelle vivait mes grands-parents et j’ai commencé à faire des grands portraits d’eux pour leur rendre hommage.