ZOOM SUR… JUAN LEÓN GARCÍA

Juan León García a parcouru l’Amérique du Sud pendant un an en 2017 : Argentine, Chili, Bolivie, Pérou, Equateur, Colombie et Brésil. Il a traversé la Patagonie en auto-stop, campé dans le désert le plus sec du monde, gravi une montagne de plus de 6 000 mètres, rejoint la plus grande pérégrination des Andes, navigué sur le fleuve le plus long du monde et rencontré des milliers de personnes exceptionnelles… Tout le continent il l'a récolté dans un carnet de voyage auto-édité, « Ilustrando Sudamérica ».

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué durant ce voyage d’un an ?

Ce qui m’a le plus impressionné, c’est le fleuve Amazone, où j’ai navigué tout le long. Ce n’était initialement pas prévu, c’est pour ça que j’ai beaucoup apprécié ce moment. J’embarquais pour 5 jours, à bord d’un très grand bateau où les gens accrochaient leur hamac. Nous avions le temps de partager beaucoup de discussions, d’histoires, de légendes entre passagers.

Au contraire, quel a été ton pire souvenir ou ta plus grande difficulté ?

Quand on m’a volé mon sac à Valparaiso, au Chili. J’étais dans un quartier conflictuel sans le savoir, pendant la journée. Je me suis promené dans une petite rue avec des graffitis qui m’ont inspiré, et soudain 3 personnes ont surgi et ont pris mon sac à dos avec tout ce j’avais d’important : mes papiers, mon argent, mon appareil photo et surtout mon carnet de voyage avec 4 mois de dessins. Je me suis donc acheté un autre carnet et j’ai continué à dessiner mon voyage, et reproduit mes dessins perdus de mémoire ou à partir de photos.

Comment ta passion pour les voyages et ta pratique du carnet de voyage sont-elles venues ?

La passion du voyage est née il y a longtemps, quand j’étais enfant. Mes parents m’ont fait voyager dans toute l’Espagne. A l’âge de 20 ans, j’ai commencé à voyager avec mon sac à dos à travers plusieurs pays. La passion du carnet est née plus tard, pendant mes études d’architecture. Il y avait un cours de dessin qui me plaisait beaucoup et m’a donné envie de continuer plus tard de dessiner dans mes carnets.  J’aime aussi l’illustration et la bande dessinée, c’est pourquoi je mélange un peu de réel et de fictif dans mes carnets de voyage.

Quels sont les outils de dessin que tu emportes toujours en voyage ?

J’emporte toujours avec moi une petite boîte d’aquarelle, un pinceau rechargeable, un crayon, un stylo et une gomme.

« Ilustrando Sudamérica » est ton premier carnet de voyage auto-édité. Raconte-nous la genèse de ce livre, et comment tu l’as conçu.

Quand je suis parti en voyage en Amérique du Sud, je n’avais pas l’intention de publier mon carnet. A mon retour, mon carnet était bien rempli, et beaucoup de gens m’ont conseillé de le publier. J’ai donc fait une campagne de crowdfunding et j’ai récolté assez d’argent. J’aime le principe de l’auto-édition car j’ai plus la possibilité de choisir la forme du carnet, le type de papier, etc, afin qu’il soit le plus authentique possible par rapport au format original.

Quels sont tes futurs projets et destinations de voyage ?

J’aimerais essayer de publier mon dernier carnet de voyage au Pakistan.  Je voyagerai probablement au Mexique l’été prochain. Et j’aimerais aussi partir en voyage quelques semaines en forêt, pour dédier un carnet aux paysages de la forêt.

Tu es plutôt addict à Facebook, Instagram, Snapchat ou Twitter ?

Instagram, car c’est un réseau social plus adapté publier des dessins et photos.

Si je te donne un billet sans retour, tu pars où ?

Sûrement en Amérique Latine, peut-être à Buenos Aires… ou Istanbul… ou Rio. Ce sont mes deux villes préférées.

Quel est ton coup de cœur du 20ème Rendez-vous du Carnet de Voyage ?

Yann Lesacher. J’aime son style, avec beaucoup de blancs dans les aquarelles, et ses compositions à différentes échelles pour plus ou moins de détails.

Pour en savoir plus :