ZOOM SUR… PATRICK JACQMOT

A peine rentré du Népal que Patrick Jacqmot vient déjà exposer ses carnets de voyage au festival. Un conseil, allez sur son stand pour qu’il vous raconte ses rencontres fascinantes avec les populations locales qui n’ont pas l’habitude de croiser les touristes.

D’où vous vient cette attirance pour le Népal ?

Une association monégasque Namaste m’a demandé de faire un carnet de voyage pour pouvoir récolter des fonds pour la construction d’écoles au Népal. Dès qu’ils m’ont proposé cette aventure, j’ai tout de suite répondu « oui. » Je suis ainsi parti 20 jours avec cette association.

Quel était votre quotidien sur place ?

L’association travaillait sur des projets pour construire des écoles. Et de mon côté, j’avais une double casquette « construction », de part mon métier d’architecte, et une casquette « artistique » pour créer un carnet de voyage. J’étais un électron libre dans ce voyage car le fait de peindre me demandait plus de temps sur place et me poussait à aller visiter des sites touristiques.

Est-ce que dessiner permet de créer des liens ?

Ca permet de nouer des contacts extraordinaires avec les gens car le fait de dessiner les interpelle. Ils sont flattés qu’on vienne peindre des endroits qu’ils côtoient au quotidien. Ca leur donne aussi une autre vision des lieux où ils habitent.

En ouvrant vos carnets on se met dans la peau d’un architecte et on découvre des lieux et bâtiments d’exception. Pourquoi avoir choisi de mettre l’accent sur les bâtiments ?

Ma formation d’architecte fait que j’ai une sensibilité forte pour les bâtiments. Aujourd’hui je me force à dessiner quelques personnages mais je suis moins à l’aise.

Vous mixez différentes techniques dans ce carnet ?

Je ne suis pas académique par rapport aux aquarellistes classiques. Je mets tout ce que je trouve et ce qui m’arrange dans mon carnet de voyage. J’utilise beaucoup de collages, de papiers ramassés, et ce qui donne du relief à mon carnet.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué durant ce voyage ?

Le contact avec les populations au Népal. Les gens sont très réservés. Les villages sont à 1 jour et demi de marche, il y a donc très peu de touriste et le fait de les interpeller avec le dessin est un bon passeport pour communiquer. Ils ne connaissent pas l’Anglais, la communication n’est donc pas possible. Le dessin est un joli trait d’union pour pouvoir communiquer.

Est-ce qu’il y a un endroit que vous nous recommanderiez de visiter ?

Il y a un endroit que j’adore « In dien » qui se situe en Birmanie, il est envahi par la végétation un peu comme le temple d’Angkor. C’est un endroit interpellant. On y rentre la bouche ouverte et on en prend plein les yeux.

En voyage, vous utilisez quel matériel ?

Ma boite d’aquarelles et un tube de colle ! Je voyage léger.

Vous êtes plus addict à Facebook, Twitter ou Instagram ?

Je n’ai que Instagram.

Si demain vous pouviez prendre un billet pour aller n’importe où, où iriez-vous ?

A Ushuaia parce que je n’y suis encore jamais allé et c’est sur ma liste.

Quel est votre coup de cœur du Rendez-vous du Carnet de Voyage ?

Il n’est pas invité cette année au festival mais j’ai un coup de cœur pour Reno Marca. J’aimerais bien discuter avec lui car je suis interpellé par ses carnets. Il y a que des jolies choses !

 

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