ZOOM SUR… MAT LET

Envie de faire le tour du monde ? Une direction à prendre, celle du stand de Mat Let qui à 34 ans a déjà voyagé dans une 40e de pays. Au programme : le Brésil, Milan, l’Egypte… Ses carnets racontent ses aventures et son envie irrépressible d’aller à la rencontre de l’autre et toujours avec humour.

Que viens-tu présenter au Rendez-vous du carnet de voyage ?

Je viens présenter un carnet « Paris-Milan et quelques détours » que j’ai eu l’idée de faire quand ma copine Alícia est partie vivre à Milan alors que je vivais à Paris. Je complétais ce carnet à chaque fois qu’on se retrouvait. On est aussi allé en Egypte, au Brésil. J’ai complété le carnet en 4 mois.

Et je présente également des carnets suite à des voyages effectués en Inde, à Dublin et aussi un carnet en accordéon sur un voyage de 15 jours en Corrèze, un carnet fait moi-même et qui mesure 16 mètres de long. J’ai aussi mes carnets quotidiens réalisés à Paris, dans le métro, dans les bars…

Tu indiques qu’en rencontrant Alícia, ton amie brésilienne, tu as tout de suite su que tu allais voyager… Explique nous ça.

Alicia est brésilienne et italienne et on s’est rencontré à Paris donc forcément nos différences culturelles font qu’on voyage. Quand on s’est rencontré, elle venait d’arriver en France et elle avait envie de découvrir toute l’Europe… J’ai aussi visité 2 fois le Brésil grâce à elle.

A 34 ans, tu as déjà voyagé dans une 40e de pays. C’est impressionnant !

J’ai commencé à travailler à 21 ans et j’ai mis tout mon argent dans les voyages. A mon âge beaucoup de mes amis ont des appartements ou des maisons et moi non, j’ai envie de découvrir le monde avant de me poser. Je me suis calmé et je ne veux plus à tout prix me rendre dans de nouveaux pays, j’ai envie d’aller dans des endroits où je me suis déjà rendu pour les découvrir plus en profondeur.

Où as-tu fait la rencontre la plus marquante ?

C’était à Dublin, j’avais dessiné tout l’après-midi et il commençait à pleuvoir, je me suis réfugié dans un pub, un monsieur a vu mon carnet, il m’a dit « je peux le montrer à ma femme ? ». Ils m’ont payé plusieurs bières, j’ai même dû en refuser, on a discuté toute la soirée de leur vie en Irlande. Cet type de soirée, passée à partager, c’est exactement ce que j’aime à travers le dessin, ça me permet de rencontrer des gens que sinon, je n’aurai jamais pu rencontrer.

En voyage, tu as quel matériel sur toi ?

J’ai souvent deux carnets, un petit et un grand. J’ai dû mal à m’empêcher d’en avoir plusieurs. J’ai une trousse bien remplie, mes outils préférés sont des pinceaux à encre et à réservoir d’eau. J’ai une palette d’aquarelle. Et j’ai un petit sac à dos pour mon matériel de dessin, je fais exprès qu’il soit petit pour ne pas pouvoir racheter trop de choses.

 

Tu es plus addict à Facebook, Twitter, Snapchat ou Instagram ?

Instagram parce qu’on est directement « dans l’image », c’est une belle source d’inspiration. On ne connaît pas forcément les gens qui nous suivent, c’est juste parce qu’ils aiment bien nos visuels.

Si demain tu pouvais prendre un billet pour aller n’importe où irais-tu ?

Au Japon car je n’y suis jamais allé et j’en rêve depuis que je suis gamin. Je ne sais pas pourquoi je ne m’y suis pas encore rendu, j’aime la nourriture, de ce pays, je fais des arts martiaux… Je suis végétarien mais je goûterai quand même les sushis.

Quel est ton coup de cœur du Rendez-vous du Carnet de Voyage ?

Detlef Surrey pour son style un peu cartoon et avec du fond. En effet, son projet est de rechercher les traces du mur de Berlin.

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