ZOOM SUR… FABIO CASTRO

Entre la nature et les concerts, le cœur de Fabio Castro balance ! Alors il alterne entre les deux et à notre plus grand bonheur excelle dans les deux exercices.

Que viens-tu présenter au Rendez-vous du Carnet de Voyage ?

J’expose une compilation de mes dessins effectués lors de deux séjours au Canada durant lesquels j’ai vécu avec une partie de la famille de mon père puis avec un Amérindien, un carnet sur mes expériences en tant que « casteller » de la Sagrada Familia et « Un día al Palau Güell » (éditions Zahorí de Ideas). J’ai aussi apporté des dessins originaux réalisés lors de concerts.

 

Comment as-tu commencé à dessiner dans des concerts ?

J’ai commencé à aller dessiner dans des concerts avant d’entrer dans mon école de dessin Joso, à Barcelone, qui emmène les élèves s’exercer à dessiner au festival appelé « Primavera Sound ». C’est un exercice très difficile mais je me suis entraîné et amélioré. Maintenant, j’ai vraiment besoin de dessiner quand j’écoute de la musique.

Tu n’as pas l’impression de louper une partie du concert en le dessinant ?

C’est une autre façon de vivre un concert. Je découvre le concert d’une autre manière. Je vois d’autres détails que les spectateurs ne voient pas : les lumières, les couleurs, les mouvements des musiciens. Ma mémoire est meilleure que le public qui ne dessine pas. C’est très beau car parfois quand je dessine « de la musique », j’arrive à deviner ce qu’il va se passer quelques secondes plus tard.

 

Quel matériel utilises-tu ?

Pour mon livre, des stylos, des crayons, de l’encre, de l’aquarelle. En concert, plus de crayons !

Tu es plus addict à Facebook, Twitter ou Instagram ?

Instagram permet de partager très rapidement des photos. Et publiant des photos, c’est aussi un moyen dire « ne m’oubliez pas, je suis en vie ! ».

Si demain tu pouvais partir n’importe où, tu irais où ?

Près de la rivière amazonienne parce que j’y étais quand j’avais 16 ans. C’est là que j’ai commencé à dessiner des carnets de voyage sans vraiment savoir dessiner. J’adore cette sensation d’osmose avec la nature, j’aime me sentir petit face à elle.

Quel est ton coup de cœur du Rendez-vous du Carnet de Voyage ?

Guillaume Reynard parce que j’aime son travail avec les lignes et les blancs. C’est quelqu’un de naturel qui ne se prend pas pour ce qu’il n’est pas.