ZOOM SUR…CAROLINE AYRAULT

Envie de vous lancer dans une enquête en plein Paris même si vous habitez Clermont-Ferrand ou la province ? Venez rencontrer tout le week-end Caroline Ayrault qui vous fera enquêter au cœur de la capitale avec « Disparitions à Paris ».

Que viens-tu présenter au Rendez-vous du carnet de voyage ?

Je viens présenter deux choses différentes : mes carnets de voyages faits aux Antilles alors que j’habitais à Saint-Barthélemy et en tant qu’illustratrice jeunesse, je présente « Disparition à Paris » qui nous fait évoluer dans la capitale.

Et sur mon stand, je reproduis des fresques géantes qu’on peut retrouver dans le livre en plus petit format.

Que raconte « Disparition à Paris » (éditions Deux Coqs d’Or) ?

C’est un livre jeu où le lecteur mène une enquête dans Paris et selon les choix qu’il fait, il avance peu à peu dans l’histoire. Ce livre comprend une carte géante de Paris que j’ai entièrement dessinée. Il y a des personnages conducteurs de l’histoire qui sont là pour nous guider à des moments clefs de l’enquête.

La suite « Disparition à Londres » vient de sortir.

Est-ce qu’avec « Disparition à Paris » on peut dire que tu es l’Agatha Christie de l’illustration ?

Dans ce projet, je suis l’illustratrice d’une idée qui vient des auteurs. J’ai crée des décors, un univers pour servir cette histoire.

Pourquoi avoir centré ton histoire à Paris ?

L’idée de cette collection est de voyager dans différentes villes du monde et d’entrainer le lecteur dans une intrigue au sein d’une ville. Il y a un bon potentiel pour décliner ces aventures dans beaucoup de villes. J’ai habité pendant 28 ans à Paris donc c’est une ville que je connais bien. J’ai aouté des détails sur la ville comme des graffitis, des jardins qui me tiennent à cœur. A Londres, j’ai dû beaucoup plus me documenter sur la ville pour créer la carte qui se trouve dans le livre.

Quel matériel as-tu utilisé pour « Disparition à Paris » ?

J’ai d’abord fait des esquisses crayons et ensuite j’ai tout dessiné à l’encre et à la plume sur le papier. La couleur, je l’ai mise sur Photoshop à la demande de l’éditeur. Il fallait une unité graphique. L’aquarelle se prêtait moins au projet même si j’aime beaucoup travailler sur papier. Quelque soit ma manière de mettre en couleur les illustrations, j’ai toujours une base papier avant de passer à l’écran.

 

 

Où recommandes-tu d’aller à Paris à un touriste qui vient pour la première fois ?

En ce moment, j’habite dans le 18e arrondissement de Paris, un quartier assez étonnant, il y a énormément de gens de différentes origines. Et la butte Montmartre offre un panorama magnifique. C’est une bonne façon de découvrir Paris dans son ensemble. Et des films ont fait sa renommée comme Amélie Poulain. Ce quartier c’est un peu l’image qu’on se fait du Paris romantique. Il y a plein d’endroits, de bars à cocktails pour passer une soirée après un coucher de soleil. Je commencerai donc par ce quartier si j’étais touriste.

Tu es plus addict à Facebook, Twitter, Snapchat ou Instagram ?

Instagram car dans le milieu de l’image c’est un support intéressant. Le partage de l’image est bien. Il n’y a pas tous ces commentaires comme sur Facebook ou Twitter. C’est intéressant pour un artiste d’être sur Instagram. C’est plus professionnel que Facebook qui devient un grand n’importe quoi avec des gens qui partagent en permanence des liens.

Si tu pouvais prendre un billet pour aller n’importe où, tu irais où ?

J’irai en Asie. Je suis allée en Inde il y a 10 ans, ce voyage m’avait marqué. Quand je voyage j’aime bien que ça me bouscule et que ça soit à l’opposé de mes coutumes et de ce que je connais déjà. Ce pays est à l’opposé du monde occidental.

Quel est ton coup de cœur du festival ?

Manu Ripoll son dessin dans le catalogue du festival montre des fils électriques et un véhicule, tout ce j’aime dessiner. Et la façon dont il a traité la couleur est très belle.

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