ZOOM SUR…GIORGIO PRATOLONGO

"Gênes est une ville cosmopolite et moderne mais en même temps c'est une des villes où la moyenne d'âge est la plus élevée en Italie. Elle peut offrir des coins "carte postale" juste à côté de quartiers très dangereux. C'est une ville avec beaucoup de contrastes qui la rendent fascinante, où le passé ouvrier et portuaire laisse petit à petit place à un présent touristique."

Depuis quand dessinez-vous ? Que préférez-vous dessiner ? Pourquoi ?

Je dessinais avec mon père quand j’étais petit, c’est lui qui m’a poussé à intégrer une école d’art. Malheureusement, après les Beaux-Arts, j’ai tout abandonné pour travailler pendant plusieurs années. Je n’ai recommencé à dessiner qu’en 2013. Le portrait, les visages et leur inclusion dans l’espace sont les sujets que je préfère.

Quelle a été la rencontre ou le lieu le plus marquant à dessiner ?

Je dirais que la ville de Gênes offre vraiment tout une série des personnages, situations et endroits que l’on peut retrouver nulle part ailleurs.
Pour ce qui concerne les rencontres, celle qui m’a beaucoup marqué et poussé vers le dessin, c’est celle avec le sculpteur Edoardo Alfieri qui m’a vraiment beaucoup appris.

La ville de Gênes est importante pour vous, qu’avez-vous appris en la dessinant ?

Comme je disais précédemment, ma ville, Gênes, est une ville portuaire qui permet beaucoup d’opportunités de rencontres ou de situations différentes. C’est une ville cosmopolite et moderne mais en même temps c’est une des villes où la moyenne d’âge est la plus élevée en Italie. Elle peut offrir des coins « carte postale » juste à côté de quartiers très dangereux. C’est une ville avec beaucoup de contrastes qui la rendent fascinante où le passé ouvrier et portuaire laisse petit à petit place à un présent touristique.
Et pour finir, c’est une ville malheureuse, plusieurs fois marquée par des événements violents et tragiques. Avec mes dessins j’ai appris à l’aimer encore plus et surtout, j’espère arriver à montrer tous les aspects que j’ai évoqués précédemment.

Que présentez-vous au 19e Rendez-vous du Carnet de Voyage?

À Clermont-Ferrand, je vais présenter mes carnets de Gênes dont deux dessinés dans mon style le plus réaliste et l’autre avec des dessins en une seule ligne que je réalise de jet. En plus je propose des carnets qui ont comme sujet certaines de mes passions : les gangsters, la musique, l’histoire (un carnet entièrement dédié à la révolte du ghetto de Varsovie) et puis pour finir un carnet dans lequel je raconte l’histoire de ma famille. En plus, bien évidemment, toute une série de dessins et d’illustrations.

Quels sont vos projets pour la suite ? Que faut-il vous souhaiter ?

Pour le futur je ne sais pas, je suis heureux d’en être arrivé là, c’est déjà une immense satisfaction. En tant qu’amateur, ce que je peux me souhaiter, c’est d’arriver à être publié un jour!

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