CLERMONT DESSINE – L’INTERVIEW DE LAPIN

De la R12 de son enfance, à son voyage de noces en Mustang, retour sur l’amour de Lapin pour les bagnoles !

Lapin et les voitures c’est une longue histoire d’amour ! De la R12 de son enfance, en passant par son amour pour les voitures Citroën d’après guerre et son voyage de noces au cœur des grands parcs américains en Mustang, le dessinateur en a sous le capot même sans permis de conduire ! C’est donc tout naturellement qu’il s’est mis à dessiner dans ses carnets de voyage les vieux bolides qui croisaient son chemin. Une passion qui a alors abouti à la publication de deux « carnets de bagnoles ». Les 24 et 25 juin, n’hésitez pas à venir à Clermont-Ferrand pour lui parler « voitures » mais aussi dessin, il se fera un plaisir de vous donner des conseils pour vous perfectionner (inscription préalable aux ateliers ici).

Peux-tu nous expliquer les thèmes des ateliers que tu animeras durant Clermont dessine ?

J’aborde différentes approches lors de mes ateliers. Tout d’abord, dans mon atelier « 180º sketching », on abordera le panorama et la perspective curviligne que j’ai apprise aux côtés de Gérard Michel, une manière de faire rentrer tout ce que l’on voit depuis son tabouret pliant sur une double page de carnet. C’est ludique et chacun pourra s’approprier cette représentation durant l’atelier.

Je propose également de poser un regard différent sur la ville avec mon deuxième atelier « Bon baiser de Clermont-Ferrand ». J’invite les croqueurs à composer une carte postale décalée en témoignant d’un passé révolu, comme l’indique les enseignes fermées du centre-ville. Je mène actuellement un travail documentaire similaire sur la gentrification de mon quartier à Barcelone à travers le projet « Lost Poblenou ». Nous utiliserons le carnet comme outil de mémoire.

Enfin, lors de mon dernier atelier « Cars in the city », je donnerai les clés pour réaliser le « portrait » d’une bagnole, sujet qui effraie souvent les croqueurs en herbe, puis nous intégrerons les voitures à une scène urbaine.

En sortant de l’atelier « Cars in the city » qu’aura-t-on appris ?

Après 2 heures, je vous aurai donné le goût de dessiner une voiture aussi simplement que n’importe quel autre sujet. J’aborde chaque sujet de la même manière, vous pourrez appliquer cette approche à l’architecture ou au portrait.

D’où te vient ta passion pour les vieilles voitures ? Comment sont nés les projets de tes deux « carnets de bagnoles » ?

J’aime les bagnoles depuis que je suis gamin, surtout les modèles d’avant les années 80. Je les considère comme des sculptures témoignant d’une époque et racontant une foule d’histoires. C’est pour cela que j’aime particulièrement les voitures populaires, depuis la R12 de mon enfance jusqu’à l’emblématique Seat 600 en Espagne. Alors, durant mes voyages, je me suis retrouvé à collecter dans mes carnets les vieux bolides qui croisaient mon chemin : une 404 cabossée au Maroc, une Chevrolet Bel Air aux États-Unis… Et doucement, ça a pris sens de les compiler. Les voitures rassemblées dans mes « Carnets de Bagnoles » volumes 1 et 2 sont autant de voyages dans le temps, rappelant le souvenir d’une épopée en 4L enfant, de la voiture d’un oncle, ou d’une vieille carcasse garée dans la grange d’à côté.

Quelle est ta voiture préférée ?

Sans hésitation la deuch’, surtout depuis que Tazab me trimbale dans sa 2 pattes vertes à travers l’Auvergne. Plus généralement, j’adore les Citroën d’après guerre : la DS, le Tube, l’Ami8…

Quelle est la voiture la plus facile à dessiner ? Et la plus difficile ?

Les voitures classiques sont pour moi bien plus faciles à dessiner que les voitures d’aujourd’hui. Nos contemporaines se ressemblent toutes et ont des lignes tirées par les cheveux. Du coup, je me rattrape sur les reflets dans les carrosseries, en décrivant les bâtiments autours et la lumière.

Quelle est la voiture qui te faisait rêver enfant ?

Enfant, je rêvais de Porsche 911, j’avais bon goût.

Quelle est la voiture qui te fait rêver aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je me contenterais d’une deuch’ ou d’un combi VW. À un détail près, je n’ai pas le permis.

Selon toi, avec quelle voiture faut-il partir en road trip en Californie ? Et à Barcelone ?

Après nous être mariés à Las Vegas avec Lapinette, nous avons parcouru les grands parcs en Mustang, évidemment. Pour Barcelone, c’est une autre affaire, je recommande le vélo, bien plus adapté à la taille de la ville, pour flâner le nez en l’air.

Chez toi à Barcelone, quel est ton moyen de locomotion ?

Je me balade à vélo, en métro ou à pied. Mais je me dégoterais bien une mob’.

Tes deux conseils pour bien dessiner une voiture ?

Commencer par les phares (comme pour les portraits pour lesquels je commence par les yeux), et tenter de lui donner de la personnalité.

Combien de temps te faut-il pour dessiner une voiture ?

Avec les écrous, la vignette et le reflet dans les chromes, je dirais une heure.

Ses ateliers pendant Clermont dessine !

Atelier N°01 : 180 sketching : comment saisir dans son carnet toute la scène devant nous, en incluant architecture, passants et bande son / COMPLET
Samedi 24 juin de 10h à 12h

Atelier N°06 : Bon baiser de Clermont-Ferrand  / COMPLET
Samedi 24 juin de 14h30 à 16h 30

Atelier N°10 : Cars in the city
Dimanche 25 juin de 14h30 à 16h 30

L’interview d’Emdé

L’interview de Cat Gout

L’interview de Gérard Michel

L’interview de Tazab